L'arthroscopie est une technique chirurgicale mini-invasive permettant d'explorer et de traiter les articulations via de très petits portails de 3-4 mm. Une caméra miniaturisée (arthroscope) et de minuscules instruments opérateurs permettent de réaliser des gestes précis avec une cicatrice quasi invisible et une récupération rapide. Le Dr OCA pratique l'arthroscopie du poignet et du coude à la Clinique Saint-Roch, sous anesthésie locorégionale.
Principe de l'arthroscopie
L'arthroscope est une optique de 2 à 3 mm de diamètre reliée à une caméra haute définition. Introduit dans l'articulation par une mini-incision, il permet de visualiser en temps réel les surfaces articulaires, les ligaments et les tendons. Des instruments opérateurs (shaver, pince, électrocautère, ancres de suture) sont introduits par 1 à 3 portails supplémentaires pour traiter les lésions identifiées.
L'arthroscopie du poignet est techniquement exigeante en raison de la petite taille de l'articulation et de la complexité anatomique (8 os du carpe, 20 ligaments intra-articulaires). Le Dr OCA, formé spécifiquement à cette technique, la pratique régulièrement à la Clinique Saint-Roch.
Arthroscopie du poignet : indications
- Lésions du TFCC (complexe fibro-cartilagineux triangulaire) : principal stabilisateur ulnaire du poignet. Ses lésions (traumatiques ou dégénératives) causent des douleurs du bord ulnaire. L'arthroscopie permet la suture des lésions réparables ou le débridement des lésions dégénératives.
- Instabilité scapho-lunaire : déchirure ou lésion du ligament scapho-lunaire après traumatisme. Bilan arthroscopique (classification Geissler) et traitement (suture, thermoplastie, reconstruction).
- Exérèse du kyste synovial dorsal : ablation endoscopique du kyste et de son pédoncule par arthroscopie. Cicatrice de 3-4 mm, récidive plus rare qu'en chirurgie ouverte. Voir la page Kyste synovial.
- Douleur chronique inexpliquée du poignet : l'arthroscopie permet un bilan diagnostique exhaustif des structures intra-articulaires, parfois non visibles à l'IRM.
- Contrôle de réduction articulaire lors d'une fracture du radius distal : assure la réduction parfaite des fragments articulaires et traite les lésions ligamentaires associées. Voir Fracture du poignet.
- Décompression ulnaire pour syndrome d'impaction ulno-carpien
- Synovectomie (polyarthrite rhumatoïde), retrait de corps étrangers
Arthroscopie du coude : indications
- Épicondylite latérale résistante : ténotomie arthroscopique de l'ECRB avec traitement simultané des lésions intra-articulaires (synovite, plica). Voir la page Épicondylite.
- Corps étrangers intra-articulaires : ostéochondromatose synoviale, fragments osseux libres provoquant blocages et douleurs.
- Arthrose du coude : arthrolyse arthroscopique, retrait des ostéophytes limitants, libération capsulaire pour gagner en amplitude.
- Ostéochondrite disséquante du capitellum (adolescent sportif)
- Synovite rhumatoïde du coude
- Bilan des douleurs chroniques inexpliquées du coude
Déroulement de l'intervention
- Chirurgie ambulatoire à la Clinique Saint-Roch de Roncq
- Anesthésie locorégionale (ALR) — bloc axillaire : bras entièrement insensibilisé. Sédation légère possible si souhaitée.
- Position opératoire : bras suspendu en traction (poignet) ou décubitus latéral (coude)
- 2 à 4 portails de 3-4 mm selon les gestes réalisés
- Durée : 30 à 60 minutes selon l'indication (jusqu'à 90 min pour les gestes complexes)
- Retour à domicile le jour même, pansement léger
Avantages de l'arthroscopie vs chirurgie ouverte
- Portails de 3-4 mm
- Douleurs post-op légères
- Bureau en 1-2 semaines
- Raideur post-op rare
- Vision articulaire complète
- Cicatrices quasi invisibles
- Incision de 5-8 cm
- Douleurs post-op plus importantes
- Bureau en 3-6 semaines
- Risque de raideur plus élevé
- Vision limitée à la zone exposée
- Cicatrice visible
"L'arthroscopie du poignet reste la technique la plus exigeante de mon activité : l'articulation est petite, les ligaments sont nombreux, et certaines lésions du TFCC ou du ligament scapho-lunaire restent invisibles même à l'arthro-IRM. C'est précisément pour cette raison qu'elle apporte une valeur diagnostique et thérapeutique unique — en une seule intervention ambulatoire sous ALR."
Récupération post-opératoire
| Période | Poignet | Coude |
|---|---|---|
| J0 – J3 | Pansement compressif, repos relatif | Pansement, attelle légère 48h |
| J3 – J7 | Attelle légère amovible | Mobilité libre, pansement simple |
| J7 – J15 | Début kinésithérapie douce | Kinésithérapie mobilisation |
| 1–2 semaines | Retour travail bureau | Retour travail bureau |
| 3–6 semaines | Retour travail manuel | Retour activités manuelles |
Les délais peuvent varier selon la complexité du geste réalisé (suture TFCC, reconstruction ligamentaire, etc.).